La lecture du recueil de René Tourte présenté ci-dessous, est un vrai régal ! Bien sûr, nous concernant, « les anciens de Bambey », il y a le côté sentimental qui domine, mais objectivement je pense que toute personne hors de la famille «bambeysienne», animée d'une sensibilité africaine, le lirait aussi avec intérêt, à commencer par les Sénégalais. Je vous invite donc à découvrir ce carnet de voyage vivant et coloré, suivi de récits tout aussi vivants et colorés de ces pionniers de la recherche agronomique « moderne ».

Que nous soyons agnostiques, catholiques ou d'une autre religion, les curés de nos paroisses en Afrique ont toujours participé de près ou de loin, à notre vie sociale. Nous leur sommes redevables de nos baptêmes, communions, mariages, voire obsèques ! Les religieuses aussi nous furent – ou nous sont encore – proches, toutes dévouées à leur vocation sociale pour l'école et la santé, ou simplement recherchées pour leur connaissance du milieu local. Il est juste de se souvenir d'elles et d'eux, d'honorer leur mémoire, ou de rappeler qu’ils ou qu’elles sont peut-être toujours à l’œuvre. Nous l'avons déjà fait pour soeur Chantal au Sénégal, pour sœur Thérèse au Cameroun. Nous continuons ici avec le Père Durand qui a œuvré parmi l’ethnie sérère au Sénégal.

Sénégal et recherche agronomique entretiennent une très ancienne complicité. Dès le milieu du xviiie siècle le savant naturaliste Michel Adamson, du jardin du roi de Paris, parcourt de 1749 à 1753 la basse et moyenne vallée du fleuve Sénégal (encore alors supposé être le Nil) et le littoral atlantique de Saint Louis au fleuve Gambie, faisant étape en l’île de Gorée, base de la Navale installée face à la presqu’île du Cap Vert et à un minuscule village de pêcheurs, Dakar.

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