Nous étions 26, le jeudi 26 septembre à vivre l’expérience inhabituelle d’un voyage en car pour une sortie récréative à la découverte des vallées industrieuses des Cévennes : ce mode de déplacement nous a paru plus approprié que la voiture individuelle pour rouler sur les routes sinueuses que nous avions à parcourir. Partis à 9 heures en bénéficiant d’un temps ensoleillé puis passant par Ganges et Saint-Hippolyte-du-Fort, nous sommes arrivés à Sumène, petite ville représentative des nombreux centres textiles des Cévennes du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Nous avons été accueillis par M. Serge Massal le dynamique directeur de l’entreprise familiale L’Arsoie-Cervin, la dernière fabrique de bas de luxe encore existante en Languedoc.cevennes2019 (13) Récupérant in extremis quelques-uns des derniers métiers à tisser Reading datant du plan Marshall, s’appuyant sur des ouvriers à la retraite pour faire redémarrer les machines au terme de deux ans de laborieux réglages, l’entreprise a pu sauver un savoir-faire unique qui lui permet aujourd’hui d’être la seule au monde apte à produire des authentiques bas artisanaux en nylon cristal, en 100 % soie et en cachemire et soie. Elle fabrique aussi des produits modernes : collants en soie/lycra, en cachemire ou des collants d’une transparence inégalée. L’entreprise qui exporte aujourd’hui dans le monde entier a reçu en 2016 le label « Entreprise du Patrimoine vivant ». Il reste qu’elle est freinée dans son développement par le manque de main-d’oeuvre qualifiée. Dans les années 1950, 800 personnes travaillaient à Sumène dans l’industrie textile. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’une trentaine dans l’entreprise L’Arsoie-Cervin alors que son directeur aurait de l’activité pour 150 employés. Le monde industriel, à l’image des impressionnantes et complexes machines que nous avons vues dans l’usine, n’éveille apparemment que peu d’intérêt auprès des jeunes.

La visite terminée nous nous sommes retrouvés au restaurant Autours des Mets au centre de Sumène pour un repas fort apprécié qui vaudra à l’établissement une appréciation élogieuse et méritée de notre ami Francis Ganry dans TripAdvisor. Reprenant ensuite la route en car, nous avons été jusqu’au beau Musée des vallées cévenoles à Saint-Jean-du-Gard. Celui-ci est installé dans une filature de soie dite Maison rouge qui fut la dernière à fermer en France en 1965. Nous avons pu y découvrir l’histoire des Cévennes et son lien avec le protestantisme qui est ici un élément identitaire important. Nous y avons été instruits de la façon dont la population a su exploiter un milieu naturel peu généreux en valorisant des productions agricoles parfois originales comme celle de la châtaigne. Enfin, il nous fut donné de mieux connaître l’esprit d’entreprise des cévenols qui réussirent au XIXe siècle leur adaptation au monde industriel textile grâce à la sériculture. Tout au long de la visite, de nombreuses vitrines avec d’ingénieux et souvent d’émouvants objets, des documents, des photos qui restituent une époque dont le musée s’emploie à sauver le souvenir. C’est donc au terme d’une journée bien remplie que le retour en car, aux mains d’un chauffeur expérimenté, nous a ramenés à Montpellier à 19 heures.

A l’issue de cette sortie, Francis Ganry, très inspiré, a rédigé ce poème :

Dans les Cévennes à Sumène, la soie est labeur et honneur.
Des Cévenols réussirent un jour cette gageure qui fit leur bonheur
De rehausser la qualité des bas et collants de quinze à neuf deniers.
Une telle prouesse fit la célébrité des Suménois qui glorifièrent le denier.
Et rendirent alors à la soie de Sumène, un véritable culte.
C'est ainsi que leur mesure, le denier, devint le denier du culte

 

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Nous étions 17 de l’IRD et du Cirad à visiter le Musée de l’Homme rénové ce jeudi 16 mai en compagnie de notre intéressant guide : Gilles Pison, démographe, professeur au MNHN.

Une introduction historique : le Musée de l’Homme est installé depuis 1937 au Palais de Chaillot. Il a été fermé pour rénovation en 2009 et rouvert en 2015. Il est rattaché au MNHN. Il a été créé par Paul Rivet à l’occasion de l’exposition universelle de 1937. Il réunit des objets de collection, mais aussi des laboratoires de recherche en ethnologie, anthropologie et préhistoire.

La visite du musée, en particulier de la Galerie de l’Homme, dont l’objet est de présenter le genre humain dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle, a permis de voir quelques curiosités.

Un grand merci à Gilles Pison et à tous les fidèles participants à nos visites.

Marie-Noëlle Favier

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Nîmes a inauguré, en juin 2018, un musée valorisant son riche passé antique : le Musée de la romanité. Compte tenu de l’intérêt de l’Adac pour le patrimoine de la région, nous nous devions de l’inclure dans notre programme de visites. Celle-ci a eu lieu en matinée du jeudi 28 mars, par un temps printanier, et a rassemblé trente personnes.

L’assemblée générale de l’Adac s’est tenue dans la matinée du 5 février, dans une salle de l’hôtel Héliotel à proximité du Cirad. Une soixantaine de personnes y ont participé. Le quorum ayant été largement dépassé (avec 59 personnes présentes ou représentées sur 120 adhérents), l’assemblée a pu se tenir. Elle s’est déroulée conformément à son ordre du jour approuvé par l’assistance. La présence de collègues de l’AIDA (Association des anciens de l’IRD) montre la continuité des bonnes relations entre nos deux associations.

IMG 3223rtPour notre première sortie de l’année 2017, nous nous sommes retrouvés le 25 avril vers 10 heures 30 à l’entrée des Carrières de Lumière aux Baux-de-Provence. Suite à des désistements de dernière minute, nous n’étions que 19 pour la visite ce qui ne nous permettait pas de bénéficier d’un tarif de groupe. Avec sa réactivité et sa force de conviction, Jean-Pierre Gaillard a persuadé deux touristes de se joindre à nous pour avoir droit aux réductions attendues.

Grâce à l'Irat, en 1975, j'ai eu la chance de bénéficier d'une année sabbatique dans une Université américaine, au titre de Visiting scientist, pour me perfectionner dans les domaines de la physique-chimie, de la physique des sols et de la minéralogie, qui au départ devait de dérouler en Caroline du Nord chez le Pr Pedro Sanchez, que j'avais rencontré par ailleurs.

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Organisée par la Préfecture de l’Hérault avec La Sécurité Routière, une session de sensibilisation aux risques routiers, présentée par M. Paul Taliercio, intervenant départemental, s'est déroulée le mardi 26 avril 2016 au Cirad. Etaient présents une trentaine de membres de l'Adac. Trois grands chapitres furent développés :
- Accidentologie des seniors.
- Code et infrastructures (giratoires, tourne à gauche, nouveaux panneaux, etc.).
- Santé et conduite (conduire le plus longtemps possible mais en bonne santé et sans risques).
La session s'est terminée par un petit quizz sur le code de la route.

La qualité pédagogique et l'approche adoptée par l'animateur ont été unanimement appréciées par l'ensemble des participants.