L’évolution de la situation sanitaire nous oblige à suspendre certaines de nos activités de l’Adac, notamment celles qui nous amenaient à nous rassembler (AG, conférences, sorties, visites d’exposition). Par ailleurs, nous reportons la Journée des anciens (nous l’envisageons en novembre). L’important est d’échapper au virus en prenant les précautions nécessaires sachant que nous sommes une population à risque.

Dans ce contexte, notre site peut modestement participer à la préservation de liens sociaux. Nous y avons depuis peu une rubrique « Entre nous ». Les adhérents de l’Adac peuvent y recourir pour des informations à demander ou à partager, pour des conseils à donner, voire même pour le signalement de problèmes particuliers. Les non adhérents peuvent aussi nous adresser des messages par cette rubrique, mais sans avoir accès aux réponses qu’ils auront suscitées. Le site ne le permet pas pour l’instant, mais les administrateurs seront en mesure de prendre en compte leur message et de leur relayer les réactions. Cela concerne notamment nos collègues outre-mer et nos amis partenaires d’institutions du Sud à qui nous pensons et qui peuvent avoir des difficultés spécifiques de voyage et de suivi sanitaire.

Plus positivement, le confinement en cours offre du temps pour enrichir le site par des contributions d’intérêt commun : écritures de souvenirs et d’anecdotes, témoignages, apports de documents iconographiques (photos, dessins, diaporamas, films), compte rendu de lecture d’ouvrages… Nous faisons donc appel à des apports que nous ferons partager afin de conserver et entretenir le moral dans l’attente de jours meilleurs.

Le bureau de l'Adac

Le Cirad avait annoncé qu’à compter du 1er avril, les Ciradiennes et Ciradiens retraités pourront candidater à un statut d’expert émérite. Il s’agit pour le Cirad de capitaliser les compétences en matière d’expertise dont il aurait besoin, de transmettre aux nouvelles générations de chercheurs les savoir-faire et les contacts liés à l’exercice de ce métier et de répondre aux demandes des partenaires, lorsqu'il ne disposera pas de suffisamment de ressources en interne. La situation actuelle de fermeture partielle du Cirad va certainement retarder la mise en place de ce statut. L’Adac s’emploie en à savoir plus. Dans l’attente d’informations supplémentaires, veuillez vous enregistrer pour connaître celles déjà disponibles et cliquer ici.

Nous avons appris le décès de Thérèse Lapeyre  le 5 mars 2020. Née à Clapiers le 10 septembre 1930, elle est entrée au CEP de Clapiers en 1943, puis au Collège Legouve à Montpellier, et enfin a suivi les cours à l’Ecole Royal de Montpellier pour obtenir le diplôme de sténo-dactylo en 1948.

Elle a travaillé comme secrétaire sténodactylo successivement :

  • à l’Office des carburants d’octobre 1948 à mai 1949 ;
  • au Laboratoire de la Fabrique industrielle d’objets de pansements de septembre 1949 à octobre 1953 ;
  • dans les Etablissements H. Anduze au service mécanographie-comptabilité, de novembre 1953 à février 1962.

En 1976, elle est recrutée par le Gerdat à Montpellier au Service du personnel comme agent administratif pour assurer la gestion d’une centaine d’agents. A partir de 1978, elle deviendra agent de maîtrise et sera chargée de la gestion de 200 agents.

Enfin en 1985, après la création du Cirad, elle sera affectée au Service du personnel du Cirad-Gerdat, et poursuivra la gestion des dossiers des agents du Gerdat.

Thérèse Lapeyre prendra sa retraite le 11 décembre 1991.

Nous gardons le souvenir d’une personnalité attachante qui ne passait pas inaperçue par sa bonne humeur et son franc-parler et qui était très professionnelle dans son travail.

A sa fille Marie-Elyse qui travaille au Cirad, ainsi qu’à toute sa famille dans la peine, nous présentons nos sincères condoléances.

Film de 52 min réalisé avec la collaboration d'Alain Bourbouze et l'appui de I'Aicesdam (Association de lutte contre l'érosion la sécheresse et la désertification au Maroc)

Les oasis traditionnelles qui rencontrent de nombreux problèmes (sécheresse, bayoud, salinisation, émigration...) ont-elles un avenir ? C'est à cette question que tente de répondre ce film en racontant comment l'oasis de Kasbat, dans la province de Tata au Sud du Maroc, confrontée à ces mêmes problèmes, a su lutter contre son déclin et se reconstruire.

Dans une première partie le film replace cette oasis dans le contexte très particulier de l'histoire et de la géographie de la région. Il analyse ensuite les différentes actions entreprises pour la réhabilitation de l'oasis et le rôle joué par les associations locales. La troisième partie est consacrée à une réflexion plus globale sur l'avenir des oasis de la région.

Cliquer sur l'image pour voir le film

 annoncefilmKasbat

NourAhmadiNotre collègue Nour Ahmadi, doublement jeune en tant que retraité du Cirad et adhérent de l’Adac, a reçu de la main de Jean-Christophe Glaszmann l’insigne de chevalier de l’ordre national du Mérite à l’occasion d’une cérémonie organisée, le 11 décembre 2019, à l’amphithéâtre Jacques Alliot du Cirad. Cette distinction vient honorer un exemplaire parcours personnel. Embauché après sa thèse en génétique à Orsay en 1982, acquérant au Cirad une riche compétence professionnelle en exerçant des responsabilités de plus en plus importantes, il est devenu un expert internationalement reconnu de la sélection et de la génétique du riz. L’Adac le félicite et lui souhaite toute la réussite dans sa nouvelle vie.

Nous étions 26, le jeudi 26 septembre à vivre l’expérience inhabituelle d’un voyage en car pour une sortie récréative à la découverte des vallées industrieuses des Cévennes : ce mode de déplacement nous a paru plus approprié que la voiture individuelle pour rouler sur les routes sinueuses que nous avions à parcourir. Partis à 9 heures en bénéficiant d’un temps ensoleillé puis passant par Ganges et Saint-Hippolyte-du-Fort, nous sommes arrivés à Sumène, petite ville représentative des nombreux centres textiles des Cévennes du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Nous avons été accueillis par M. Serge Massal le dynamique directeur de l’entreprise familiale L’Arsoie-Cervin, la dernière fabrique de bas de luxe encore existante en Languedoc.cevennes2019 (13) Récupérant in extremis quelques-uns des derniers métiers à tisser Reading datant du plan Marshall, s’appuyant sur des ouvriers à la retraite pour faire redémarrer les machines au terme de deux ans de laborieux réglages, l’entreprise a pu sauver un savoir-faire unique qui lui permet aujourd’hui d’être la seule au monde apte à produire des authentiques bas artisanaux en nylon cristal, en 100 % soie et en cachemire et soie. Elle fabrique aussi des produits modernes : collants en soie/lycra, en cachemire ou des collants d’une transparence inégalée. L’entreprise qui exporte aujourd’hui dans le monde entier a reçu en 2016 le label « Entreprise du Patrimoine vivant ». Il reste qu’elle est freinée dans son développement par le manque de main-d’oeuvre qualifiée. Dans les années 1950, 800 personnes travaillaient à Sumène dans l’industrie textile. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’une trentaine dans l’entreprise L’Arsoie-Cervin alors que son directeur aurait de l’activité pour 150 employés. Le monde industriel, à l’image des impressionnantes et complexes machines que nous avons vues dans l’usine, n’éveille apparemment que peu d’intérêt auprès des jeunes.

La visite terminée nous nous sommes retrouvés au restaurant Autours des Mets au centre de Sumène pour un repas fort apprécié qui vaudra à l’établissement une appréciation élogieuse et méritée de notre ami Francis Ganry dans TripAdvisor. Reprenant ensuite la route en car, nous avons été jusqu’au beau Musée des vallées cévenoles à Saint-Jean-du-Gard. Celui-ci est installé dans une filature de soie dite Maison rouge qui fut la dernière à fermer en France en 1965. Nous avons pu y découvrir l’histoire des Cévennes et son lien avec le protestantisme qui est ici un élément identitaire important. Nous y avons été instruits de la façon dont la population a su exploiter un milieu naturel peu généreux en valorisant des productions agricoles parfois originales comme celle de la châtaigne. Enfin, il nous fut donné de mieux connaître l’esprit d’entreprise des cévenols qui réussirent au XIXe siècle leur adaptation au monde industriel textile grâce à la sériculture. Tout au long de la visite, de nombreuses vitrines avec d’ingénieux et souvent d’émouvants objets, des documents, des photos qui restituent une époque dont le musée s’emploie à sauver le souvenir. C’est donc au terme d’une journée bien remplie que le retour en car, aux mains d’un chauffeur expérimenté, nous a ramenés à Montpellier à 19 heures.

A l’issue de cette sortie, Francis Ganry, très inspiré, a rédigé ce poème :

Dans les Cévennes à Sumène, la soie est labeur et honneur.
Des Cévenols réussirent un jour cette gageure qui fit leur bonheur
De rehausser la qualité des bas et collants de quinze à neuf deniers.
Une telle prouesse fit la célébrité des Suménois qui glorifièrent le denier.
Et rendirent alors à la soie de Sumène, un véritable culte.
C'est ainsi que leur mesure, le denier, devint le denier du culte

 

 Cliquer sur les images pour les agrandir et lire leur légende avec le pointeur

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