Ce film résulte d’un montage de quelques bobines de super 8 tournées en 1974 et 1975 au Niger dans la région de Maradi, en pays Haoussa. Sa qualité est moyenne mais son intérêt est de montrer la station, alors Irat, de Tarna et son environnement. J’y travaillais à la sélection des mils et sorghos sous la direction de Jean Charroy. Les images mettent l’accent sur les phénomènes climatiques qui ne manquèrent pas de me surprendre tant on passait, d’une situation extrêmement aride en saison sèche à une situation d’inondation en saison des pluies. Je n’ai pas filmé les collègues et le personnel de la station car il n’était pas dans les mœurs de le faire. Courant 1975, la station de Tarna passa sous la direction de l’INRAN (Institut National de la Recherche Agronomique du Niger). J’y reste encore un an avant que l’Irat m’envoie à Orsay suivre les DEA d’amélioration des plantes du Pr Y. Demarly puis ensuite à la station de Bambey au Sénégal. Jacques Chantereau

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Ce film a été tourné en 1975 à Maradi, grande ville Haoussa à 670 km à l'est de Niamey. C'était alors une cité accueillante et animée par le commerce et les trafics de tous ordres. Elle était une étape pour de nombreux Européens traversant le Sahara. Comme le montre le film, j'ai pu assister à la cérémonie de la Tabaski* sans aucun problème. Les chefferies Haoussa, dans les plus beaux atours, y déployaient leur faste. Je suis repassé à Maradi 30 ans plus tard. L'ambiance avait bien changé. La charia se mettait en place. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui la Tabaski soit aussi festive à Maradi et que les « Nassaras » puissent y tourner des images comme que je l'ai fait à l'époque.

                                                                                                                                                                        Jacques Chantereau

* Aïd el-Kebir ou Tabaski (mot emprunté aux Wolofs) est une fête très importante où un mouton est sacrifié. Elle commémore le sacrifice d'Abraham : celui-ci, s’apprêtant à sacrifier son fils à Dieu sur ordre de ce dernier, voit s’approcher de lui, à l’ultime minute, un mouton « envoyé du ciel ».

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